Le
pouvoir fédéral de dépenser
Rapport - Annexe 2
La table
des matières et l'introduction vous sont présentées
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TABLE
DES MATIÈRES
INTRODUCTION
CHAPITRE
1 - LE POUVOIR FÉDÉRAL DE DÉPENSER AU CANADA
1. Le partage des compétences législatives et des
pouvoirs exécutifs
1.1
Le partage initial
1.2 La centralisation croissante
1.2.1 Théories interprétatives
1.2.2 Pratiques gouvernementales
2. Le
pouvoir de dépenser
2.1
Sa définition
2.2 Sa portée
2.2.1 Une doctrine divisée
2.2.2 Des tribunaux en réserve malgré les apparences
CHAPITRE
2 - LE " POUVOIR DE DÉPENSER " DANS D'AUTRES FÉDÉRATIONS
ET QUASI-FÉDÉRATIONS
1. Introduction
2. Le " pouvoir de dépenser " dans les fédérations
classiques
2.1
Un " pouvoir de dépenser " constitutionnalisé
en Australie et aux Etats-Unis
2.1.1 Australie
2.1.2 États-Unis
2.2 Un " pouvoir de dépenser " absent ou contrôlé
dans les constitutions fédérales européennes
2.2.1 Allemagne
2.2.2 Suisse
2.2.3 Belgique
3. Le
" pouvoir de dépenser " dans les quasi-fédérations
3.1
Espagne
3.2 Italie
3.3 Royaume-Uni
3.4 Union européenne
4. Synthèse
comparative
4.1
Trois groupes de pays
4.1.1 Les fédérations classiques issues de l'ancien
empire britannique
4.1.2 Les fédérations classiques européennes
4.1.3 Les quasi-fédérations
4.2 Deux classements révélateurs
4.2.1 La pénétration du " pouvoir de dépenser"
formel
4.2.2 La présence de transferts conditionnels
4.3 Les facteurs susceptibles d'expliquer ces différences
4.3.1 Facteurs historiques et culturels
4.3.2 Facteurs structurels
4.3.3 Facteurs institutionnels
5. Conclusion
INTRODUCTION
Le présent
document présente une analyse du pouvoir fédéral
de dépenser, un pouvoir parfois invoqué par les autorités
fédérales au Canada lorsqu'elles dépensent
dans les champs de compétence législative que la Constitution
attribue aux provinces en y engendrant, directement ou indirectement,
un effet normatif.
Le premier
chapitre de ce document examine s'il existe des fondements juridiques
à l'existence de ce pouvoir au Canada, soit dans la Loi constitutionnelle
de 1867 et ses amendements ultérieurs ou dans la jurisprudence
du Conseil privé, de la Cour Suprême et même
des tribunaux inférieurs compétents en la matière.
Cette analyse montrera que le pouvoir fédéral de dépenser
dans les champs de compétence des provinces, non seulement
ne figure pas dans la Loi constitutionnelle de 1867 et ses amendements
ultérieurs, mais n'a pas non plus été reconnu
par la jurisprudence en la matière. Plus encore, le fait
que la Loi constitutionnelle de 1867 ne mentionne pas le pouvoir
de dépenser alors qu'il est constitutionnalisé expressément
dans la plupart des fédérations qui l'utilisent renforce
encore la thèse de son absence voulue de notre contexte constitutionnel.
Le second
chapitre de ce document examine le pouvoir de dépenser des
autorités centrales dans neuf autres fédérations
ou quasi-fédérations, retenues pour leurs traits communs
avec le Canada, soit l'Allemagne, l'Australie, la Belgique, l'Espagne,
les États-Unis, l'Italie, le Royaume-Uni, la Suisse et l'Union
européenne.
D'une
part, cet exercice permettra de montrer que dans les fédérations
classiques
issues du colonialisme britannique et dans les quasi-fédérations
relevant de la décentralisation administrative, le "
pouvoir de dépenser " ou ses homologues sont peu ou
pas contrôlés par des mécanismes judiciaires
puisque ces derniers n'ont pas pour effet d'attribuer quelque pouvoir
décisionnel que ce soit aux autorités des entités
fédérées ou régionales. De l'autre,
on constatera que dans les autres fédérations, un
ensemble de mécanismes politiques visant à attribuer
des pouvoirs réels aux unités constituantes de la
fédération y permettent un certain contrôle
de l'usage de ce pouvoir par les autorités centrales.
Cependant,
même si certains de ces mécanismes permettent aux autorités
constituantes de certaines fédérations de contrôler
la perception des revenus fiscaux, aucun d'entre eux ne leur attribue
de veto individuel à l'égard des dépenses fédérales
dans leurs champs de compétence, de sorte que ces mécanismes
ne règlent pas le problème que cause l'exercice du
" pouvoir fédéral de dépenser " tel
qu'il se présente au Canada. Le constat n'a rien d'étonnant,
compte tenu que les diverses constitutions fédérales
et les dispositions qui y régissent les enjeux fiscaux reflètent
des contextes différents et répondent à des
problèmes qui s'y présentent différemment.
C'est donc à partir du contexte constitutionnel particulier
au Canada, et notamment de la situation spécifique du Québec,
que la fédération canadienne doit induire des solutions
à ses propres problèmes.
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